Test Blu-ray : Manhunt
En 2017, âgé de 71 ans, John Woo revient aux affaires : vingt ans après son expérience américaine du film d’action avec Volte/face, plus de vingt-cinq ans après ses grands classiques hongkongais (Le syndicat du crime 1 & 2 en 1986/87, The killer en 1989, A toute épreuve en 1992), le cinéaste revient donc au genre qui a fait sa gloire : le polar. La première affiche du film, qui donnait uniquement à voir une colombe, était déjà la promesse d’un retour aux origines pour le John Woo – le retour à un genre qu’il avait complètement révolutionné en l’espace de quelques années et quelques films.
Test DVD : Equals
Film d'anticipation dystopique, "Equals" présente un scénario très simple, voire simpliste, mais arrive malgré tout à présenter de l'intérêt pour les spectateurs grâce au jeu tout en finesse des deux comédiens, Kristen Stewart et Nicholas Hoult, mais aussi, et peut-être surtout, grâce aux messages envoyés par le réalisateur et John Guleserian, son Directeur de la photographie, au travers des couleurs
Test DVD : Mes très chers enfants
Dans "Mes très chers enfants", il y a de la comédie sociale ainsi qu'un coup de projecteur sociologique intéressant, quand bien même il n'est pas d'une grande finesse, sur les rapports entre parents et enfants adultes dans l'époque actuelle, Toutefois, notre satisfaction aurait été beaucoup plus grande si la réalisatrice n'avait pas cru bon d'incorporer des scènes supposées être drôles de personnages partant complètement en vrille, de façon totalement exagérée,
Test Blu-ray : Les as de la jungle
David Alaux et Eric Tosti ont créé Les as de la jungle en 2011, sous la forme d’une série télé animée de format très court. Bientôt rejoints à l’écriture par Jean-François Tosti, ils donneront par la suite naissance en 2015 à une deuxième série consacrée aux mêmes personnages, et intitulée Les as de la jungle à la rescousse. Diffusée sur France Télévisions depuis quelques années, les séries sont probablement devenues assez populaires auprès des enfants, puisque David Alaux et les deux Tosti sont parvenus à monter la production d’un long-métrage d’animation, sobrement intitulé Les as de la jungle, et sorti sur les écrans français durant l’été 2017. Avec presque 700.000 entrées, le film a connu une carrière plus qu’honorable (on se souvient qu’à l’été 2013, le film Oggy et les cafards n’avait quant à lui réuni que 140.000 français dans les salles obscures), et a probablement ravi les plus petits.
Test DVD : Les tigres volants
"Les tigres volants" vaut davantage pour son volet d'une belle richesse touchant aux rapports humains que pour les scènes d'action, des scènes de combat souvent répétitives et trop longues.
Test Blu-ray : Baal
Tourné en 16 mm, sans budget mais avec une liberté made in 1969, Baal est une rareté exhumée et restaurée en 2014, après plusieurs décennies d'interdiction de diffusion par les héritiers de Bertold Brecht.
Test Blu-ray : Lego Ninjago – Le film
Contrairement à La grande aventure Lego et Lego Batman : Le film, qui bâtissaient une intrigue de toutes pièces sur un terrain relativement neutre, Lego Ninjago : Le film est débarqué au cinéma après rien de moins que sept saisons d’une série animée s’étant échiné à créer une mythologie plus ou moins sérieuse autour d’une bande de personnages que 99% du public découvrira seulement à travers le film. Il est donc finalement assez peu étonnant que les spectateurs et la critique se retrouvent un peu moins au cœur de cet univers, proposant une narration un peu plus posée, à l’humour nettement moins hystérique et référentiel que les deux films précédents : sur le site de référence IMDb, les deux premiers affichent des notes cumulées de 7,8 et 7,4/10 – Lego Ninjago : Le film quant à lui culmine à ce jour à 6/10…
Test Blu-ray : Au service du diable
Atmosphérique, étrange et fort réussi, Au service du Diable est une solide petite œuvre tournée vers le « Bis », dont la particularité est d’être une coproduction en provenance de Belgique, réalisée par un cinéaste originaire du Plat Pays, Jean Brismée – dont il s’agira d’ailleurs du seul et unique long-métrage. Curieusement, malgré sa maigre expérience derrière la caméra, le film se démarquera sans peine du « gros » de la production de l’époque par le grand soin apporté à sa mise en scène, qui impose un découpage précis, beaucoup de style et un rythme habilement contrôlé. La photographie est par ailleurs absolument excellente, tout est mis en œuvre avec talent pour mettre en valeur le décor du château et ses intérieurs, surtout quand ils sont plongés dans l’obscurité ou la semi-obscurité. Ainsi, certains cadres et séquences s’avèrent réellement de toute beauté : on pense par exemple aux plans d’ensemble dans le salon, durant lesquels un lent travelling latéral nous permet de découvrir l’un après l’autre chaque groupe de personnages, ou encore à ceux prenant place dans le laboratoire du baron. Le souci du moindre détail se retrouve réellement à l’écran, ce qui pourra sembler très étonnant au cœur de ce genre de productions où le mot d’ordre semblait généralement être de tourner rapidement, au détriment parfois de la technique pure.
Test Blu-ray : La mule
L’indétrônable Clint Eastwood, 88 ans, ne donne pas le moindre signe de fatigue. Il revient devant la caméra pour une histoire tirée de faits réels, sur le plus vieil employé d’une entreprise peu légale…
Test DVD : Je me tue à le dire
S'il entre sans conteste dans ce genre très particulier qu'est l'humour cinématographique en provenance de Belgique, "Je me tue à le dire" le fait par la porte d'un mélange de grande noirceur et de surréalisme.
Test Blu-ray : Hacker
Depuis presque dix ans, Michael Mann n'avait pas abordé de front le polar « contemporain ». Il n'est point étonnant de le voir s'attaquer avec Hacker à la cybercriminalité, la menace technologique, invisible pendant les trois quarts du film, qui transforme non plus simplement la ville mais le monde entier en une menace potentielle
Test Blu-ray : Tu ne tueras point
Personnalité controversée, Mel Gibson n’en demeure pas moins l’un des cinéastes contemporains en activité les plus intéressants à ce jour. Plein d’emphase, de lyrisme et de noblesse d’âme, son cinéma est cependant –et bien malheureusement– souvent jugé à l’aune des dérives de sa vie personnelle. Ainsi, les personnages peuplant ses films peuvent faire preuve d’une foi inébranlable en ce qui leur tient à cœur et, souvent, les détermine en tant qu’hommes ; mais cette foi, fut-elle justifiée par des éléments concrets du récit qu’il met en scène, apparait souvent comme une espèce de prosélytisme forcené pour une partie du public, qui semble clairement porter des œillères pour ne pas voir les immenses, monumentaux, viscéraux morceaux de cinéma que Mel Gibson nous offre avec une belle régularité depuis maintenant plus de vingt ans.