Critique : Voyez comme on danse

0
Seize ans ! Seize ans, c'est long, bordel ! Nous ne suivons pas d'assez près le cinéma français pour nous être rendus compte plus tôt que cela fait une éternité que Michel Blanc n'a plus réalisé de film. Et pourtant, si ! Cela fera donc, quasiment jour pour jour, autant d'années depuis la sortie de Embrassez qui vous voudrez en octobre 2002.

Critique : La Saveur des Ramen

0
Depuis longtemps, la nourriture et le cinéma font bon ménage. Difficile à croire en effet qu'il existe une façon de mal filmer les aliments, puisque les festins dégoûtants et dégoulinants de La Grande bouffe de Marco Ferreri n'ont visiblement pas fait école. Au contraire, il y a tout un courant d'hommages cinématographiques à la gastronomie, qui se retrouve une fois par an dans la sélection parallèle du Festival de Berlin Kulinarisches Kino.

Critique : The Little Stranger

0
Où le chemin d'une carrière peut-il bien mener, une fois que la consécration est arrivée de façon impromptue ? Rester fidèle à son style d'origine ou suivre l'appel de l'argent, tel a dû être le dilemme face auquel s'est trouvé Lenny Abrahamson, suite à sa nomination à l'Oscar du Meilleur réalisateur pour Room.

Critique : La Nonne (Corin Hardy)

0
Le cinéma d'horreur actuel a-t-il encore le potentiel de se renouveler ou bien se complaît-il simplement dans une boucle sans fin des mêmes recettes éprouvées ? Pareille interrogation doit être permise face à un film tel que La Nonne, certes efficace dans la création de sursauts, qui produisent à leur tour une chair de poule de façon passagère, mais en même temps horriblement conventionnel et prévisible.

Critique : I feel good

0
Quand la marque de fabrique de l'univers de Benoît Delépine et Gustave Kervern, l'absurdité subversive, rencontre une manifestation concrète d'humanité altruiste, cela donne un film comme I feel good.

Critique : Chris the Swiss

0
Parmi les genres cinématographiques au sens large, c'est peut-être le documentaire qui vit ces dernières années son époque la plus riche et foisonnante. A la fois d'un point de vue économique et formel, il y a énormément de choses à découvrir dans ce domaine, grâce à des documentaires qui dynamitent sans gêne les règles anciennes de la transmission en apparence neutre d'un semblant de réalité.

Critique : Le Grand bal

0
Malheureusement, nous n'étions pas présents à Cannes ce jour-là, apparemment tout à fait mémorable, lorsque Le Grand bal y a été présenté au Cinéma de la plage. Après la projection, certains danseurs invétérés du documentaire, ayant fait le déplacement depuis les quatre coins de l'Europe, ont participé à un bal sur la Croisette, le genre d'événement d'extase collective, communion des corps et des esprits, que l'on vit bien trop rarement en notre époque aux pratiques sociales aussi compartimentées que dématérialisées.

Critique : Love Simon

Peu importe l'époque, faire son coming out n'a jamais été une mince affaire. Même de nos jours, alors que la perception publique de l'homosexualité a déjà parcouru un chemin considérable vers la normalité – en tout cas dans la plupart des pays occidentaux –, il persiste toujours quelque chose de pénible, voire de brutal à révéler cet aspect de son intimité qui créera une différence parfois insurmontable ou inacceptable.

Cannes 2018 : Under the Silver Lake

Los Angeles, la ville de tous les vices imaginables, a depuis toujours été la source d'inspiration de nombreux écrivains et réalisateurs. La Cité des Anges n'est pas seulement la capitale commerciale du cinéma, elle exerce aussi un pouvoir d'aimant malsain, attirant vers elle toutes sortes de rêveurs et de fêtards, prêts à vendre leur âme en échange d'un peu de richesse et de célébrité.

Cannes 2018 : Amin

Que serait le cinéma français sans Philippe Faucon ? Ce n'est pas un réalisateur qui déplace les foules et les médias ne lui prêtent réellement attention que depuis son sacre aux César pour Fatima il y a deux ans. Or, depuis un quart de siècle et désormais une petite dizaine de longs-métrages, Faucon est l'un des rares cinéastes à mettre les Français face à leurs responsabilités, à la fois en tant que communauté historique et au niveau individuel de membre d'une société aux dysfonctionnements difficiles à ignorer.

Cannes 2018 : Le Pape François Un homme de parole

Est-ce que le pape François en tant qu'entité morale serait à sa place au Festival de Cannes, le temple suprême du culte du cinéma, où l'on ne participe à l'expérience commune de regarder un film qu'après avoir accompli l'épreuve de patienter avec anxiété parmi les membres de la caste des badges presse inférieurs, jamais tout à fait sûrs de pouvoir accéder aux séances les plus plébiscitées ?

Cannes 2018 : Nos batailles

Quelle aubaine de bonnes surprises que le Festival de Cannes ! Ce compliment est sans doute vrai chaque année, mais comme nous y avons remis les pieds pour la première fois depuis très longtemps lors de la 71ème édition, nous ne pouvons qu'être bluffés par la variété et la qualité globale de la sélection.

Derniers articles

En librairie de cinéma depuis le mois de mars 2025

0
Avec les beaux jours du printemps qui sont désormais arrivés, ce sont les endroits pour bouquiner qui ont changé, mais pas, on l'espère, votre envie de vous plonger dans le monde des livres. Peu importe que ce soit sur le balcon ou la terrasse, dans le jardin ou au bord de la mer, les éditeurs français et étrangers des livres de cinéma ont une fois de plus fait preuve d'éclectisme et d'abondance en ce mois de mars 2025.

Critique Express : Mikado

Sur deux sujets a priori assez lourds, les séquelles laissées chez un adulte par les mauvais traitements subis dans sa jeunesse dans une famille d'accueil et les problèmes que peuvent rencontrer des enfants élevés en dehors du cadre traditionnel quand ils arrivent à l'adolescence, Baya Kasmi fait preuve d'un mélange improbable et d'autant plus appréciable d'une gravité qui n'est en rien plombante et d'une légèreté qui n'est jamais superficielle.

Test Blu-ray : Diamant brut

0
Avec une délicatesse certaine, la réalisatrice montre le culte de la futilité et le niveau d'abaissement intellectuel qui, en plus des cultures de l'hyper sexualisation, du clash et d'un consumérisme poussé à l'extrême, règnent dans ce milieu de la télé réalité.

Décès de l’acteur Val Kilmer

0
L'acteur américain Val Kilmer est décédé le 1er avril à Los Angeles d'une pneumonie. Il était âgé de 65 ans. L'une des plus grandes vedettes du cinéma hollywoodien des années 1980 et '90, Kilmer avait endossé alors des rôles aussi emblématiques que Iceman dans Top Gun, Jim Morrison dans The Doors et Batman dans Batman Forever.

Livre : Cinéma spéculations (Quentin Tarantino)

Pour un nombre conséquent de cinéphiles ni trop jeunes, ni trop âgés, Quentin Tarantino est la référence incontournable en termes de passion du cinéma. A l'image de son aîné Martin Scorsese, le réalisateur américain fait au moins autant parler de lui à travers ses films – au nombre de dix pour l'instant, avec l'éternelle envie en suspens de prendre sa retraite – qu'en tant qu'encyclopédie vivante du cinéma populaire.