Tobias Dunschen
Critique : Montparnasse 19
La plupart des films sur des peintres ne s’intéressent pas vraiment à la pratique de leur art, ni au cheminement de leur génie jusque sur la toile. Comme c’est le cas pour les films de musiciens, le récit emprunte principalement du côté des ressorts du mélodrame, avec ses revirements tragiques et surtout sa place de choix réservée aux substances plus ou moins illicites.
Critique : La Vie passionnée de Vincent Van Gogh
La carrière de Kirk Douglas comprend environ quatre décennies, rythmées de films prestigieux depuis le milieu des années 1940 jusqu’à celui des années ’80. La durée de sa vie est encore plus imposante, puisque – si tout va bien – il atteindra l’âge canonique de cent ans dans un peu plus de deux mois !
Critique : Dead slow ahead
Permettez-nous de commencer ce texte par une petite digression, à l’image de ces gros navires qui font du surplace en attendant de connaître leur destination et d’arriver en fin de compte à bon port : et si Frederick Wiseman faisait un jour un documentaire sur un paquebot ? L’observateur en chef des microcosmes sociaux serait certainement dans son élément à bord de ces forteresses flottantes, qui reflètent pleinement notre culture contemporaine de vacances aseptisées, voire suspendues dans un pays de cocagne artificiellement idéalisé.
Les sorties du 21 septembre 2016
Après avoir fait l’impasse, comme tous les ans, sur la saison d’été, le cinéma français revient en force en ce début d’automne. Le problème est que tous les espoirs – à la fois des exploitants et des gardiens de la réputation du cinéma français à l’international qui désigneront prochainement le candidat à l’Oscar du Meilleur Film étranger – reposent sur un film aussi formaté que Cézanne et moi de Danièle Thompson.
Décès du réalisateur Curtis Hanson
Le réalisateur et scénariste américain Curtis Hanson est décédé hier à Los Angeles. Il était âgé de 71 ans. Hanson serait mort d’une crise cardiaque et aurait souffert ces dernières années de la maladie d’Alzheimer. Célèbre surtout pour avoir réalisé l’adaptation magistrale de James Ellroy L.A. Confidential en 1997, il avait par la suite été l’un des metteurs en scène les plus fiables de Hollywood, grâce entre autres à Wonder boys et 8 Mile.
Critique : L’Attrape-rêves
Quand un film patiente plus de deux ans sur les étagères des distributeurs, bien qu’il jouisse d’un certain prestige par sa distribution – c’est le cas ici – ou par sa présentation aux festivals les plus importants – idem –, il y a généralement anguille sous roche. Le troisième film de Claudia Llosa pâtit en effet d’une intrigue trop vague pour éveiller notre intérêt envers des personnages dans un état de flottement existentiel avancé.
Critique : Mercenaire
Ecrire que le rugby est un sport rudement physique relève de l’évidence. Dans cette discipline, élevée au rang de fierté nationale aux côtés du foot, les joueurs s’affrontent dans des combats musclés, à l’ancienne et donc sans les protections de mise dans l’équivalent américain. Or, ces corps qui s’entrechoquent violemment dans la boue ne sont guère prisés par le cinéma, peut-être refroidi par les différentes phases de jeu qui imposent sur le terrain une certaine immobilité paradoxale.
La Roche-sur-Yon 2016 : la sélection
Les principaux films retenus pour être projetés au Festival International de La Roche-sur-Yon ont été annoncés hier. La 7ème édition de ce festival en province, en Vendée pour être précis, présentera pendant une semaine, du lundi 10 au dimanche 16 octobre 2016, l'actualité du cinéma contemporain dans toute sa richesse et sa diversité.
Critique : Potiche
Au cours d’une filmographie qui évolue et progresse au rythme d’un florilège de genres divers, François Ozon n’a sans doute jamais été plus frivole que dans Potiche. Les origines de l’histoire, issue du théâtre de boulevard pur et dur, y sont certainement pour quelque chose. La mise en scène sait néanmoins conférer à ce conte sur l’ascension d’une femme dans la France des années 1970 une élégance à la fois légère et stylisée.
Les sorties du 14 septembre 2016
Un petit dilemme se présente à nous en ce dernier jour de canicule de l’été, tous les météorologues sont d’accord là-dessus : piscine ou cinéma ? Non, trêve de plaisanteries, il s’agit bien sûr du choix de notre film de la semaine. La solution facile serait d’opter pour la ressortie du diablement salace Showgirls de Paul Verhoeven, l’un de nos petits péchés mignons de cinéma préférés.
Critique : Ben-Hur (Timur Bekmambetov)
Chaque époque a le Ben-Hur qu’elle mérite ! Certes, l’histoire d’un prince juif qui jure vengeance pour sauver in extremis son âme grâce au message altruiste du Christ n’a nullement marqué l’Histoire, ni d’un point de vue culturel, ni en s’inscrivant d’une façon indélébile dans les annales du cinéma.
Critique : Brooklyn village
Par la thématique de ses deux films précédents, Keep the lights on et Love is strange, on aurait pu croire que le réalisateur Ira Sachs devienne le porte-parole d’un certain courant homosexuel du cinéma indépendant américain. En dépit d’une suggestion très discrète en ce sens dans son nouveau film, Brooklyn village rectifie cette impression partiellement trompeuse pour mieux asseoir le savoir-faire de Sachs dans un domaine assez différent : les petits tracas de la vie quotidienne, vécus par des gens ordinaires qui tentent en toute humilité de joindre les deux bouts, à la fois financièrement et affectivement.