Le 17 octobre la chaîne américaine FX diffusera le premier épisode de la seconde saison de American Horror Story. Retour sur une série pas comme les autres, fantastique mélange du sordide et du doute.
Cette série créée et produite par Ryan Murphy et Brad Falchuck (Glee, Nip/Tuck), diffusée aux USA en octobre 2011, nous emmène dans un univers complétement décalé de la famille Harmon, Le père Ben (Dylan Mc Dermott, The Practice) psychanalyste ayant lui-même besoin d’être suivi suite à de graves problèmes d’infidélité. La mère, Vivien (Connie Britton, Spin City) meurtrie par plusieurs fausses couches et les infidélités de son époux, tentant de garder la tête haute et la famille à bout de bras. Puis il y a Violet (Taissa Farmiga), jeune adolescente renfermée sur elle-même ayant beaucoup de mal à assumer ce qu’elle est et ce qu’elle vit. Pour tenter de sauver les restes de leur famille, ils déménagent dans une maison victorienne à Los Angeles croyant abandonner malheurs et problème à leur ancienne adresse. C’était sans compter sur un détail omis par leur agent immobilier : leur nouvelle demeure est hantée. Cette famille se trouve entourée de deux personnages récurrents, leur voisine Constance (Jessica Lange, Du Venin Dans Les Veines) ignoble et pourtant attachante qui semble avoir une histoire particulière et néanmoins douteuse avec cette maison ainsi que la gouvernante Moira (Frances Conroy, Six Feet Under) terrifiée mais néanmoins douce qui est en quelque sorte livrée avec la maison, ayant servi tous les autres prédécesseurs se doit de continuer à travailler pour les propriétaires actuels.
The American Horror Story aurait pu être classé dans le style série horrifique avec effusion de sang et effets spéciaux pour en mettre plein la vue aux téléspectateurs. Cependant, la mise en scène et le tournage de la série sont beaucoup plus subtils. On ressent chaque douleur, peine ou angoisse des protagonistes. Le choix des personnages et leurs histoires racontées par intermittence laissent toujours un suspense et une ambiance malsaine nous forçant presque à détourner la tête de notre écran l’espace d’une seconde.
De l’expérience médicale qui tourne mal au serial killer mettant en sang un pensionnat sans oublier, le jeune patient schizophrène et sociopathe du Docteur Harmon. Tous ces détails nous enferment dans la maison en même temps que nos trois héros, qui tentent de régler leurs problèmes personnels.
La vedette de cette série reste néanmoins LA maison, froide et sombre qui gouverne et gère tous ce petit monde vivant et mort. La puissance qu’elle dégage nous amène à penser qu’elle aussi aurait acquis une âme néfaste à force d’horreurs et de meurtres entre ces murs.
En résumé et pour les amateurs d’ambiance glauque et de mentalité perverse, une fois le pilote de cette série commencé on ne peut rester de marbre à attendre patiemment, il nous faut la suite…